|
CIREC : Bonjour. Il parait qu’une structure nouvelle de formation en Médecine Traditionnelle Chinoise ait vue le jour ; qu’en est-il ? S.P. : Bonjour. Tout à fait, ce centre de formation en Médecine Traditionnelle Chinoise – SinoPractie- est né sous l’impulsion de personnes motivées, expérimentées et appréciées.
CIREC : Mais est-ce encore une structure associative comme il en existe déjà tant ? S.P. : Pas du tout,-SinoPractie-, est une SARL, avec tout le professionnalisme que ce que cela sous-entend.
CIREC : D’accord. Et apparemment il y a d’autres particularités, lesquelles ? S.P. : A la demande des formateurs et de beaucoup d’étudiants, le cursus de formation se devait d’évoluer pour satisfaire les besoins de chaque étudiant en priorité. C'est-à-dire, une bonne formation commune de base, axée sur la théorie fondamentale de la Médecine Traditionnelle Chinoise et le bilan énergétique, sur la première année, ce qui permet par la suite, d’aborder sereinement et sérieusement, les trois branches principales (Acupuncture-Moxibustion, Tui Na, Pharmacopée …), en se consacrant essentiellement à la pratique. CIREC : OK, il y a un an de tronc commun, et pour la suite, y a-t-il un ordre ? S.P. : En fonction des affinités, au choix, Acupuncture-Moxibustion ou bien Tui Na, ou bien tout simplement les deux (un an par discipline).
CIREC : Et pour la Pharmacopée ? S.P. : Aborder la Pharmacopée requiert, outre le tronc commun dont nous avons parlé, d’avoir effectué une des deux disciplines (Acupuncture-Moxibustion ou Tui Na), les deux serait encore mieux pour pouvoir pleinement profiter, et comprendre la quintessence qu’offre la Pharmacopée.
CIREC : En termes d’heures, il semblerait que la formation SinoPractie en ait moins que certaines autres écoles, pourquoi ? S.P. : C’est simplement un concept de « concentration ». Prends en exemple l’étude d’une des théories fondamentales, découpes la en plusieurs segments que tu distilles (délayes) en plusieurs fois (WE), ou bien concentre tout un chapitre, une bonne fois, dans un module. C’est un peu comme l’enseignement de l’anglais, scolaire, et un séjour linguistique dans le pays … l’un est tributaire de l’autre au tout début ; par la suite il y a ceux qui préfèrent rester en salle d’anglais, et ceux (une fois que les bases sont avalisées par la structure) qui manifestent le désir de voyager.
CIREC : Et pour les examens … ? S.P. : Un contrôle continu est assuré, évitant le stress de l’examen final - où trop de paramètres entrent en jeu (peur, panique, coup de bol) - ainsi surtout, qu’une perte importante d’heures dans un cursus. De plus, un suivi individualisé du formateur, permet en temps réel de répondre aux besoins, lacunes … des étudiants.
CIREC : Que se passe-t-il après votre formation ? S.P. : Les « ex » étudiants ne sont pas « lâchés » dans la nature. Ils auront au préalable bénéficié de conseils avisés de la part de spécialistes de tous bords. Un accompagnement personnalisé leur permettant une véritable installation en cabinet, dans les règles de l’art. De plus, un «label », offrant une qualité et un sérieux thérapeutique, assurera la pérennité de la formation tant acquise que continue (post-formation, réunions bi-annuelles …).
CIREC : J'ai déjà suivi un autre cursus, et la Médecine Manuelle m'intéresse, qu'en est-il, si je désire intégrer votre formation Tui Na par exemple ? S.P. : C'est tout simple ; un jury se réunit, éxamine ton dossier "scolaire" et s'entretient oralement avec toi, pour valider, le cas échéant, tes acquis, mais aussi et surtout, pour bien cerner tes désirs, tes objectifs, tant présents que futurs.
CIREC : Il est beaucoup question ces temps ci, de reconnaissance de la Médecine Traditionnelle Chinoise, sur le plan national. Qu'en est-il ? S.P. : Pardonne moi l'expression, mais il y a là, "à boire et à manger", chacun essayant, via cette potentielle éventualité, de tirer la couverture à soi, à des fins plus "économiques" pour ne pas dire "commerciales". La "reconnaissance", passe en premier lieu, par les patients. C'est à dire, justifier d'une formation de base sérieuse, ne pas nuire ; savoir orienter les patients vers les thérapies dites "classiques"... Avant de songer à une telle possibilité, la profession a tout intérêt à faire le ménage en son sein, à savoir "trier le pur de l'impur" ; démontrant ainsi aux instances concernées, le sérieux de la profession. Pour cela, il faudrait que les différents organismes de formation, et Dieu sait s'il y en a, se retrouvent autour d'une table, non pas pour élire un "leader", mais pour harmoniser, structurer et unifier, une bonne fois, la Médecine Traditionnelle Chinoise. A l'exemple de nos pays voisins. J'étudie la Médecine Traditionnelle Chinoise depuis 1982 et déjà à l'époque ta question était posée ; ce qui n'a pas empêché les gens comme moi de suivre leur chemin, de tenir un cabinet libéral, d'enseigner et de continuer à se former...
Entretenir, échanger, enrichir et partager ses expériences, pour le bien, encore et toujours, des patients.
CIREC : Si je te suis bien, cela veut dire en substance : "label qualité - conseil de l'ordre de la profession - partenariat avec la Chine - formation continue..." Bref, une formation de toute une vie ! S.P. : Toute une vie de passion.
CIREC : Merci. S.P. : C'est moi.
|